JB en cavale

Confession : en vacances, j’ai parfois tendance à être un peu à cran, surtout quand il est question de nourriture. J’entends souvent dire que vivre et voyager avec la maladie cœliaque est maintenant de plus en plus facile. Peut-être, oui, mais il y a encore beaucoup à faire.

La maladie cœliaque est plus connue qu’avant, c’est un fait. Par contre, plusieurs ignorent encore son existence. La patience est de mise, donc, tant pour expliquer la maladie comme telle que pour accepter les erreurs. J’ai été diagnostiquée au début des années 2000, bien avant l’arrivée de la tendance sans gluten. Encore à ce jour, la maladie, qui touche près de 1 % de la population, est mal comprise. Il s’agit d’une maladie auto-immune et non d’une allergie. Ceux qui en sont atteints souffrent énormément, même s’ils n’avalent qu’une minuscule bouchée de nourriture contenant du gluten. Et ça comprend la contamination croisée.

Alors nous prenons des risques chaque fois que nous mangeons au resto. Oui, car les symptômes sont loin d’être que des maux de ventre. Manger du gluten force notre corps à attaquer les cellules de la paroi intestinale, ce qui peut entraîner de la malnutrition, une moins bonne absorption de vitamines, de l’inflammation, de la fatigue, de l’anémie sévère, de la perte osseuse, de l’irritabilité, des symptômes de dépression, des problèmes dentaires, un lymphome, un cancer des intestins et j’en passe.

(Les condiments peuvent être votre pire ennemi.)

  Il est plus facile de manger sans gluten dans certains pays. Quelques-uns parmi mes préférés : l’Australie, l’Italie et, bien sûr, la Finlande. C’est tellement libérateur de pouvoir entrer dans presque n’importe quel resto, de commander un plat et de se sentir seulement légèrement stressée !

Avec le temps, j’ai compris que le secret, c’est de se préparer. Avant de partir, je fais des recherches sur le lieu où je m’en vais. Je dresse de longues listes de magasins, de fournisseurs de restaurants. Malheureusement, la mode sans gluten peut parfois nuire à la maladie cœliaque. Quand je montre ma carte de voyage (très, très utile), et que le serveur a le regard complètement vide, je comprends que je suis mieux de prendre mes jambes à mon cou. Et même si je fais des tonnes de recherches, ça ne me sert pas toujours, car la moindre contamination suffira à me rendre malade.

J’emporte toujours des barres protéinées et du gruau sans gluten et oui, des Ensure. Après 4 ou 5 jours de ces petites bouteilles, je me réconforte en me rappelant à quel point je suis chanceuse de voyager ou d’être en vacances. Mais honnêtement, je deviens quand même un peu à cran. Et je rêve d’aller chez Juliette & Chocolat : oui, il y a des plats et des boissons sans gluten.

 Tout compte fait, je peux dire que cette maladie m’a forcée à revoir ma relation avec la nourriture plus d’une fois. Et je prends une gorgée de Ensure pour fêter ça !

Merci beaucoup d’avoir fait un bout de chemin avec moi.

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JB