Mon incapacité à décrocher

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L’entrepreneuriat prend une place importante dans ma vie, il n’y a aucun doute. J’ai l’impression qu’il en va de même pour tous les autres PDG qui, comme moi, ont fondé leur entreprise : ils y croient plus que tout.

À mon avis, il y a là une analogie à faire avec la maternité. Et j’en connais un rayon à ce sujet ; je suis l’heureuse maman de trois magnifiques filles ! Comme toutes les mères, j’ai consacré d’innombrables heures à mes filles et j'ai fait de mon mieux pour qu’elles s’épanouissent, tout comme je le fais avec mon entreprise aujourd’hui. Dans les deux cas, l’attachement est extrêmement puissant. 

Et c’est là que, parfois, que les problèmes surgissent : l’attachement est si fort qu’on tombe facilement dans le piège d’en faire trop pour que tout aille bien, étant donné qu’au début, il y a tant à perdre. 

Même en vacances, lorsque je réussis à m’échapper, il me faut plus que quelques jours pour me changer les idées, me laisser aller. C’est très difficile, et ce, même si je suis tout à fait consciente que l’un des plus grands secrets de la productivité, c’est qu’il faut parfois décrocher, se ravitailler. 

Au final, j’en fais beaucoup plus lorsque je prends le temps de m’aérer l’esprit. Et c'est prouvé : j’ai parcouru de nombreuses études montrant à quel point la performance augmente après une pause, que ce soit de longues vacances ou un arrêt de 30 secondes. Bon, je maîtrise les 30 secondes. Pas si mal, non ? En plus, je ne travaille pas le soir, ce qui, pour moi, est déjà beaucoup !

J’ai décidé d’y aller une journée à la fois, même si plusieurs personnes m’ont prodigué de fabuleux conseils sur la façon de lâcher prise, de déconnecter. Et c’était pareil pour les conseils parentaux. Au fil des ans, j’ai appris que lorsque je suis mon instinct, je vais rarement dans la mauvaise direction – mais y a-t-il vraiment une mauvaise direction ? Sachant que l’échec est une occasion de croître, j’en doute fort.

Maintenant, je vais nager 30 secondes pour rafraîchir mon corps et mon esprit ! 

De l’île de Holbox au Mexique, je vous dis au revoir ! 

JB